Ivan Cepeda, candidat de gauche pour les élections 2026

Qui est Ivan Cepeda ?

Âgé de 63 ans, Cepeda succède ainsi politiquement à Gustavo Petro, qu’il a soutenu lors de son élection en 2022. Ancien défenseur des droits humains, connu pour son combat contre les paramilitaires et sa ligne anticorruption, Cepeda a longtemps incarné la conscience morale de la gauche colombienne.
Lors de sa victoire, il a promis de poursuivre le projet de « transformation sociale et démocratique » entamé par Petro, tout en appelant à « l’unité des forces populaires face aux menaces du conservatisme et du retour de l’extrême droite ».

Ses propositions

Iván Cepeda, s’exprimant depuis Cali, propose la loi d’austérité républicaine visant à réduire les dépenses publiques élevées, à diminuer les privilèges des fonctionnaires et à réorienter les dépenses publiques vers la protection sociale.

 Parmi les mesures annoncées, on note notamment la réduction de son salaire de président de la République et de celui des ministres, ainsi que la suppression des avantages et privilèges liés aux hautes fonctions de l’État.

 « L’heure est venue d’une révolution éthique : un gouvernement qui incarne la simplicité et le respect de chaque peso des finances publiques, où les citoyens peuvent sentir que « ce gouvernement vit comme nous et travaille pour nous ». »
Iván Cepeda : « C’est au gouvernement de se serrer la ceinture, pas au peuple. »
Le candidat du Pacte historique a rappelé une expression employée par les Mexicains pour souligner que l’austérité gouvernementale doit commencer au plus haut niveau de l’État. « Gouverner n’est pas un privilège : c’est un mandat du peuple. L’austérité républicaine ne supprime pas les droits ; elle supprime le superflu et les privilèges injustifiés », a ajouté Iván Cepeda, citant également l’exemple de dirigeants latino-américains comme José Mujica en Uruguay.

Cepeda a également averti que la Colombie est confrontée à un niveau de gaspillage incompatible avec ses besoins sociaux. « Le changement exige de mettre fin à la corruption endémique qui nuit à notre société », a-t-il affirmé, soulignant que le premier ajustement doit intervenir au plus haut niveau de l’État. « Si nous voulons vaincre la corruption à grande échelle, nous devons commencer par supprimer les privilèges et les dépenses somptuaires. »

Parmi les mesures annoncées figurent une réduction des salaires du président et de ses ministres, ainsi que la suppression des avantages et des privilèges liés aux hautes fonctions gouvernementales . Iván Cepeda a indiqué que les fonctionnaires devront limiter leurs dépenses de logement, de transport et de sécurité « au strict nécessaire » à l’exercice de leurs fonctions.

Il a également annoncé un examen des dépenses en publicité, représentation et opérations, dans le but d’éliminer toute dépense jugée superflue. « Chaque peso économisé sera consacré aux dépenses sociales », a-t-il déclaré.

Contrôle strict des dépenses de l’État et surveillance renforcée :

Cepeda a annoncé que la loi d’austérité républicaine serait soumise au Congrès avec un message urgent . Alors que les débats législatifs se poursuivent, le candidat a assuré qu’il adopterait des mesures exécutives pour amorcer la réforme dès le premier jour.
Il a également proposé que l’acquisition de biens et les contrats d’État, tels que les achats, les contrats, les locations et les acquisitions de véhicules, soient placés sous une surveillance spéciale, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays, afin de prévenir les irrégularités et les fuites de ressources.

Appel aux autres branches du pouvoir :

Le candidat à la présidence du Pacte historique a invité le Congrès, le pouvoir judiciaire et les collectivités locales à se soumettre aux mêmes exigences d’austérité, dans le respect de la séparation des pouvoirs. Il a indiqué qu’il publierait un rapport national recensant les entités ayant adopté les restrictions et celles qui maintiendraient leurs privilèges, « afin que les citoyens sachent qui s’y conforme et qui y résiste », a déclaré Iván Cepeda.
« Une nouvelle éthique publique »

À l’issue de son discours sur la place San Francisco à Cali, le candidat à la présidence Iván Cepeda Castro a affirmé que cet ensemble de mesures permettrait de réduire le déficit budgétaire, de renforcer significativement l’investissement social et de contribuer à réduire les inégalités et la pauvreté. « Une nouvelle éthique publique verra le jour : celle d’un gouvernement au service du public, et non d’un privilège », a-t-il déclaré, ajoutant que, s’il était élu président, il gouvernerait « avec la rigueur d’un serviteur de l’État », insistant sur le fait que le gouvernement doit « vivre comme la majorité des citoyens ».